La Casbah d’Alger, communément appelée « la Casbah » (en arabe القصبة, « la citadelle », sans précision du nom de la ville) est un quartier historique d’Alger comprenant la vieille ville inscrite au patrimoine de l’Unesco. Elle est située sur le territoire de la commune de la Casbah, dans la wilaya d’Alger.

Entre la Casbah– forteresse et le front de mer et sur un site accidenté se sont développées des habitations majoritairement à étages devenues plus tard la vieille ville d’Al-Djazair qu’on a aussi appelé plus tard par extension Casbah.

La Casbah n’est plus, aujourd’hui, que l’ombre d’elle-même. L’eau courante installée par les colons français, la surpopulation des années 1980 et un mobilier trop lourd ont déjà eu raison de 420 des 1200 maisons qui étaient encore debout en 1962. Derrière les lourdes portes se cachent parfois des trésors d’architecture, tandis que les chats et les gravats disputent les ruelles aux passants.

Les caractéristiques les plus marquantes de la Casbah qui lui donnent tout son charme, sont le terrain lui-même qui est accidenté et en pente (118 mètres de dénivellation), les rues tortueuses qui nous renvoient dans un Alger mystérieux et magique d’un autre temps et l’architecture, tant extérieure qu’intérieure des maisons, ces dernières étant caractérisées par une cour intérieure carrée avec une petite fontaine, autour de laquelle est organisée toute l’habitation.

La pente est tellement raide dans la partie haute de la Casbah que la plupart des ruelles sont en escaliers. Les experts admirent le prodige architectural qu’offre le spectacle de maisons enchevêtrées sur un plan très incliné, s’appuyant les unes contre les autres depuis des siècles. Les plasticiens locaux, les écrivains et les poètes, les musiciens et les interprètes, charmés et inspirés par son architecture et son ambiance singulière, continuent de la chanter.

Noyau originel qui valut à la cité mauresque d’El-Djazaïr le surnom « d’Alger la Blanche », la Casbah est en danger de mort. De la mer, ou du haut de ses terrasses, la vieille médina fait encore son effet. Mais lorsqu’on vagabonde dans le labyrinthe de ses ruelles, le délabrement apparaît criard, poignant. Quand une maison s’écroule, celles qui lui sont proches, par un effet de château de cartes, sont menacées de ruine.

Crédits photo: Quidam Productions

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