Le chaâbi utilise les instruments de musique suivants: deux instruments de percussion à savoir la darbouka et le tambourin mais aussi le mandole (instrument typiquement Algérien, sorte de grosse mandoline aux sonorités de guitare, munie d’un long manche avec quatre cordes doubles en métal), le violon (alto) et le banjo (généralement dans l’orchestre chaâbi, nous avons un banjo guitare et un banjo ténor), un f’hel (petite flûte en roseau) sans oublier le quanoun. Il n’est pas rare d’entendre aussi le piano. En revanche, aucun instrument électrique n’est admis, hormis parfois le clavier pour son côté pratique.

L’occasion était trop belle pour notre blog et nous avons décidé en premier lieu de d’en savoir plus sur l’étrange darbouka. Instrument de percussion faisant partie des membranophones, selon ses variantes, c’est un tambour en gobelet répandu dans toute l’Afrique du Nord, et en calice dans le Moyen-Orient et les Balkans.

Elle daterait de 1100 avant J.-C et elle est l’un des principaux instruments de percussion du monde arabo-musulman. Elle est liée au zarb persan (appelé aussi tombak) dont des versions en céramique existent encore. Elle n’a par contre aucun lien avec le djembé africain.

On en joue en général debout, l’instrument étant soit placé sous le bras gauche, soit placé sur l’épaule gauche, mais la position assise est plus confortable pour des techniques plus complexes. L’instrument se place en position horizontale à cheval sur la jambe gauche, le coude gauche bloquant l’arrière du corps de la darbouka contre la jambe, le bord de la paume de la main gauche épousant le bord de la tête de l’instrument, laissant les doigts libres pour frapper la peau.

L’axe de la main droite doit être à peu près perpendiculaire à celui du bras qui repose sur l’instrument. En se fiant au cadran d’une horloge, dans le cas des joueurs droitiers, la main droite doit être placée à neuf heures, et la main gauche à midi. Les deux bras et poignets doivent être souples, légers voire un peu lâches pour arriver à une meilleure dextérité.

En pratique, les drebkis (joueurs de darbouka) utilisent des instruments différents, tantôt plus traditionnels, tantôt plus modernes, en fonction du contexte musical et du timbre désiré. La darbouka accompagne en effet les musiques les plus variées : sacrées, savantes, traditionnelles, folkloriques et modernes.

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